Mon voyage en Argentine

En février dernier, je suis partie en Argentine. Et on ne peut pas dire que j’en ai énormément parlé sur la toile ou les réseaux, il y avait beaucoup trop besoin de profiter de l’instant (et ma préoccupation première dans la jungle n’était pas de trouver du wifi!).

Pourtant, il y aurait des choses à dire! De la destination (et ses innombrables questions posées par les autres) jusqu’aux rencontres que nous avons pu faire, il y a des milliers de souvenirs qui resteront dans nos têtes…

Mais pourquoi l’Argentine?

Dans notre entourage, il y avait deux types de réaction à l’annonce de notre voyage en Amérique du sud… « Oh c’est génial, vous allez adorer, c’est un pays magnifique », venant des copains ou du médecin qui en revenaient et « Oh mais vous êtes fous, c’est dangereux », de la part de ceux qui n’y avaient jamais mis les pieds. Comble de l’horreur pour ceux qui avaient peur pour nous, nous partions en famille, avec un enfant de 4 ans, sans prévoir notre séjour à l’avance, et avec seulement un petit bagage cabine chacun. Ce voyage, on l’a rêvé pendant des années avant de pouvoir le faire, avant même de nous rencontrer il y a 13 ans. Pour moi, l’Argentine, c’était des paysages grandioses, des déserts, la pampa, les plaines de Patagonie, la jungle… Pour lui, c’était LE pays du foot et du maté. Entre tant d’autres choses. Et pourtant, quand on imaginait la vie là-bas, les paysages, hormis les cartes postales dont nous rêvions, nous n’avions aucune idée de ce que nous trouverions. Alors voilà, après des mois d’économies et plusieurs années sans vacances, c’était décidé, nous allions partir en Argentine!

Waouh!

Après 12h de vol de nuit, un passage par Madrid, nous voilà à Buenos Aires. Première bonne surprise? Avec un enfant, on ne fait pas la queue à l’immigration (ça tombe bien il y en aurait eu pour des heures). Et comme nous n’avons aucun bagage à récupérer, nous filons chercher un voiture pour nous emmener directement à l’hôtel. Et là, c’est parti. 15 jours à en prendre plein les yeux, à vivre notre rêve argentin. Etant en famille, pour une durée très limitée et voulant éviter de prendre l’avion (le pays est immense et lorsqu’on ne part que quelques semaines, il est difficile de se passer d’avion), nous avons choisi, pour cette fois, de ne visiter que le nord-est du pays, en commençant par Buenos Aires, puis de remonter le rio Parana jusqu’à Iguazu, en faisant un stop à Rosario. Un choix que ne font pas la plupart des touristes et qui nous a permis de vivre un magnifique séjour, complètement immergés dans la culture argentine. C’est aussi pour cela que nous ne voulons jamais de voyage où tout est prévu à l’avance, pas d’agence qui organise tout pour nous : quitte à être en Argentine, autant rencontrer les Argentins et vivre comme eux. Boire du maté toute la journée. Aller au stade en famille. Prendre le colectivo (et être obligé de savoir où descendre). Faire la fête dans la rue le soir jusqu’à pas d’heure. Laver le linge à la lavanderia. S’émerveiller en découvrant les chutes d’Iguazu. Tomber nez à nez avec un crocodile. Visiter beaucoup de stades. Parmi tant d’autres choses…

Buenos Aires, reine des couleurs

C’est dans la capitale que nous avons atterri, de là que nous sommes repartis. Parmi nos connaissances qui étaient déjà venues en Argentine, tout le monde nous le disait, Buenos Aires, c’est l’Europe! Et c’est vrai qu’en y regardant de plus près, certains quartiers ressemblent à s’y méprendre à Paris, avec de beaux immeubles haussmanniens, les grandes avenues, les centres commerciaux, le quartier de Microcentro ressemble à tous les quartiers d’affaires européens… Pour autant, je ne me suis pas sentie ici en Europe! Parce qu’en plus de tout ça, il y a aussi des quartiers comme San Telmo ou La Boca, où le street-art est légion, les maisons colorées, les piscines installées sur les trottoirs pour que les enfants jouent pendant que les adultes préparent la parilla (=barbecue géant), les parcs sont remplis de groupes buvant le maté, jouant de la musique et dansant. Bref, Buenos Aires, même en plein mois de février et mars (juillet-août chez nous), ça vit intensément. Alors même si la ville est grande, qu’il y a des immeubles immenses et beaucoup de voitures, c’était à voir et on a adoré ça. Parce qu’ici, on a beau être dans une capitale, les habitants restent des humains hyper attentionnés et bienveillants les uns envers les autres. Je crois que je resterai longtemps marquée par la propreté, la patience et la politesse des gens dans le métro. J’avais l’impression, en tant que femme avec un enfant, qu’on faisait tout pour me simplifier la vie. Et ce n’était pas que pour moi, touriste. Je n’ai jamais vu une mamie ou un papi monter seul les escaliers ou porter ses sacs (nous étions à BA en pleine « grève » des utilisateurs du métro puisque de nombreux escalators étaient en panne et jamais réparés), une femme enceinte devoir demander à s’asseoir ou des familles chercher de l’aide. Vous n’avez pas le temps de demander de l’aide qu’on s’occupe déjà de vous. Pour cela, il nous a été super facile de comprendre le système de colectivo (le bus local), le principe de paiement ou les endroits où s’arrêter (pour monter, il est obligatoire de donner le nom de l’arrêt où l’on descend et alors que nous ne savions jamais, il y avait toujours 5 ou 6 personnes pour nous le dire en fonction de ce qu’on essayait de faire!).

Rosario, LA ville family friendly

« Mais qu’êtes-vous venus faire ici? » Voilà la question que nous ont posé tous les Rosariens lors de notre passage chez eux. Pour nous au départ, Rosario, troisième ville du pays, devait être le moyen d’aller voir un match de foot au stade, plus facilement qu’à Buenos Aires (si ça vous intéresse, je vous expliquerai comment ça marche ici, c’est compliqué pour les non-socios) Mais pour les touristes étrangers, elle n’est pas « intéressante ». Rosario est pourtant une ville touristique, pour les Argentins. Elle est le berceau du drapeau mais aussi la capitale argentine de la glace artisanale. Au bord du rio Parana, elle permet de nombreuses activités d’extérieur (j’ai rarement vu autant de pêcheurs, de kayaks et de petits bateaux), mais c’est aussi une ville où la vie culturelle est riche : musées d’art contemporains, street art, théâtres… Et lorsque l’on a découvert toutes les infrastructures pour les familles, on a carrément pris feu. Parce que franchement, avoir plusieurs parcs culturels, scientifiques et sportifs pour les enfants, en fonction de leur âge et leurs centres d’intérêt, pour un prix de 20 cts d’euros par personne… Bref, Rosario en famille, c’était la ville sympa à visiter, d’autant que les gens étaient tellement surpris de voir des Français qu’ils redoublaient d’attentions pour nous.

J’ai laissé mon coeur à Iguazu

S’il y a bien un endroit qui m’a marquée en Argentine et dont j’espère me souvenir pour toujours, c’est ici! Je me souviens encore exactement de ma rencontre avec les chutes d’Iguazu. Nous avions décidé de commencer par le côté brésilien et une fois arrivé sur le site, il faut beaucoup marcher avant de rentrer dans la forêt tropicale. Une fois arrivés, nous descendons le long du sentier, comme des dizaines d’autres touristes. Pourtant, malgré le monde, l’ébahissement est total lorsque nous commençons à entrevoir les chutes… En face de nous, elles sont là, entre les palmiers. Des centaines de cascades, sur trois kilomètres. C’est impressionnant. Plus nous descendons, plus le bruit se fait assourdissant… et lorsque nous allons sur la passerelle, au pied des chutes (elles sont tout de même à 20 mètres de nous), c’est tout simplement la douche. J’espère toujours pouvoir me souvenir de la sensation de l’eau glacée qui me saisit et me fait sentir vivante. J’espère pouvoir toujours me souvenir de ces Français qui passent et nous disent alors « regardez ça, il y a un crocodile là! » et regarder alors ce bébé crocodile d’un mètre de long siester au soleil dans sa mare. J’espère ne jamais oublier la chaleur écrasante de la marche pour rejoindre la garganta del Diablo, l’endroit où toutes les chutes se rejoignent et se jettent au même endroit, depuis 80 mètres de hauteur. J’espère toujours avoir en tête ces coatis par milliers, courant partout, nous faisant parfois peur, comme celui qui m’a écrasé les pieds et devait peser bien plus lourd que mon fils. J’espère que plus tard, j’aurai toujours en mémoire cet émerveillement de voir les rayons du soleil passer à travers les palmiers et autres arbres immenses de la jungle. J’espère toujours me souvenir de la force de la pluie tropicale qui nous tombe dessus violemment, balaie tout sur son passage et nous empêche de marcher jusqu’au village à 2 km de là pour chercher de quoi manger le soir-même ; et plus tard, toujours sourire en pensant à ces fous rires de nos glissades et chutes sur la terre rouge du trottoir, qui n’était en fait pas vraiment un trottoir mais de la terre battue au bord de la route… Mes baskets blanches, elles, s’en souviendront toujours!

Voilà voilà, j’arrête ici ce post un peu brouillon parce qu’il y a des millions de choses à raconter… Peut-être que je vous parlerai plus de certains endroits en particulier, de foot, de mon amour pour la Boca ou de la jungle amazonienne… Je prépare également une FAQ avec les questions posées via Instagram, n’hésitez pas à en ajouter si vous en avez!

En attendant, vous pouvez aussi retrouver mes autres articles sur le voyage ici

Visiter Iguazu

Visiter Rosario

Les choses qui m’ont marquée en Argentine

Préparer son voyage en Argentine

Voyager avec un bagage cabine de 5 kg & Une trousse de toilette minimaliste & zéro déchet

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