Le minimalisme, ma mère et moi

C’est dans le nom de mon blog et pourtant, je n’en ai encore jamais parlé… Pourtant, le minimalisme, c’est un peu mon principe de vie depuis que j’ai quitté la maison parentale. Une vie sans trop de possessions, simple, sans achats inutiles… A l’opposée de ce que m’a appris ma mère.

Vivre avec juste le nécessaire

Je crois que s’il y a une personne sur Terre qui pourrait être la moins minimaliste, ce serait ma mère. Elle a des tonnes d’affaires, possède des objets qui ne servent parfois jamais, elle amasse et garde tout très longtemps (sûrement de là que vient mon goût pour les archives, on en reparlera dans mon article sur le fait de travailler slow). Il y a quelques temps, je me souviens avoir laissé un commentaire chez @mamanminimaliste sur de la vaisselle et une jeune fille m’avait répondu que sa mère était pareille… en disant que sa mère pourrait être traiteur tellement elle avait de couverts, assiettes et autres plats… Cette phrase résume tout ce que je vois de ma mère quand je vois sa maison. Pour elle, tout est utile, tout peut servir et il faut tout avoir, « au cas où« . Je pense que beaucoup de gens sont comme ça et au final, chacun fait comme il le souhaite mais soyons honnête, le « au cas où » existe rarement et pour moi, le minimalisme est justement à l’opposée de cette idée.

Quand ma mère vient chez moi, elle ne dit plus rien (l’habitude!) mais je me souviens d’une fois où elle a été choquée que je ne possède que 4 grandes assiettes. 4. Pour 3 personnes. Lorsque nous recevons, nous avons également de petites assiettes et souvent, on mange simplement des plats que l’on peut déguster à même le plat, les assiettes sont donc totalement inutiles. Mais pour elle, et sûrement pour beaucoup de gens, il faudrait les avoir. On ne sait jamais. On ne sait jamais, un groupe de gens affamés pourrait débarquer chez moi et vouloir manger dans des assiettes identiques, on ne sait jamais… Je me moque, mais pour la vaisselle comme pour tout le reste, cette volonté de tout avoir pour toutes les occasions qui peuvent se présenter dans une vie me stresse un peu.

Déjà, parce que je déteste voir plein de choses autour de moi. Amasser des objets, voir des choses qui trainent, des choses pas rangées, ça me fiche un coup de stress pas possible.. Vous aviez vu cette étude parlant du fait qu’un aspirateur qui traine peut générer du stress pendant une semaine? Ben voilà ce que ça me provoque, le trop. Donc être minimaliste, c’est m’éviter du stress inutile, mais c’est aussi un principe de consommation.

Consommer moins

Le minimalisme, et en ce sens, on peut dire que je me rapproche carrément de la simplicité volontaire, c’est pour moi une consommation plus raisonnée et plus saine. Je ne comprends absolument pas le principe d’acheter une combinaison de ski si c’est pour aller dans la neige une demie-journée et ne plus jamais la reporter. Quel est l’intérêt d’acheter (donc payer), mais aussi faire produire une combinaison de ski, utiliser des matières premières qui pourraient être utiles ailleurs, polluer, pour au final, trois glissades et une bataille de boule de neige? Si vraiment je souhaite aller profiter de la neige, j’emprunte ou loue une combi, dans le pire des cas j’achète d’occasion et encore, ça m’embêterait beaucoup.

Alors voilà, c’est à des années lumière de tout ce que mes parents mais cela me semble logique. Eux ont vécu dans une période d’après-guerre où l’on voulait avoir tout ce qu’il faut au cas où, ils ont vécu l’industrialisation de l’alimentation, la création des supermarchés… De mon côté, je vois plutôt que tout ceci est néfaste pour l’environnement, les humains et surtout, que cette consommation de masse est plutôt source de frustration que de bonheur, à force de vouloir toujours plus… Si j’ai envie de quelque chose, je me demande d’abord si j’en ai vraiment besoin, ce que cet objet, et notamment sa fabrication, a comme conséquence sur la planète et les humains et également son intérêt sur moi. Si l’idée est d’éponger une déception par une robe, je sais que cela sera éphémère et n’a aucun sens. Je cherche plutôt à être bien avec ce que j’ai et surtout avec les gens que j’aime, par des moments agréables où je suis en phase avec mes principes. D’où ce changement de boulot (j’en parlerai bientôt) pour avoir du temps et une meilleure qualité de vie, de ville, de maison…

Bref, être loin de l’abondance et, là est mon bonheur. Et pour vous, ça se passe comment?

2 commentaires

  1. Génial cet article !!!! Disons que je suis entre ta mère et toi lol Je trouve que j’ai encore beaucoup, beaucoup trop de choses mais…malgré des tris réguliers je ne parviens pas à ce qui, je pense, me conviendrait. Je me dis que, lorsque nous aurons amorcé notre changement de vie (qui se fait attendre) nous pourrons alors repartir sur d’autres bases. Ceci dit, mon fouillis ne me dérange pas plus que ça… tant qu’il est rangé ^_^ hihi

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