Entretenir ses vêtements (+ recettes de lessive)

Lorsque l’on a un dressing réduit, la question du lavage se pose souvent. Pour autant, je n’ai pas l’impression de me prendre la tête avec les lessives (j’en fais deux par semaines, draps & serviettes compris) ou d’abîmer mes vêtements à trop en faire. Alors comment on fait?

Les essentiels

Pour commencer, j’ai établi une liste de ce que je juge absolument essentiel dans ma garde-robe, en fonction ce que j’aime porter, de ce que j’ai besoin de porter. En hiver par exemple, je trouve super beau de porter les pulls à même la peau mais je suis une grande frileuse alors le pull, c’est sous un caraco et un sous-pull minimum. Je peux donc avoir moins de pulls mais les vêtements à même la peau, il m’en faut plus. Pour cette raison, je me permets d’en avoir plus dans mon dressing, de même que je peux me permettre d’avoir plusieurs t-shirts pour l’été. Idem pour les sous-vêtements, il me faut de quoi tenir une semaine, sinon cela oblige à trop souvent avoir besoin de laver. Tout est question de dosage, en fonction de ce que l’on porte, de ses limites aussi (cela dit, les limites peuvent évoluer).

Qualité plutôt que quantité

En analysant ma garde robe il y a une dizaine d’années, je me suis rendu compte que c’est avant tout le manque de qualité et de confort qui me faisait abandonner mes vêtements. Un t-shirt dont la matière se troue à chaque lavage, un pantalon qui rétrécit ou alors des matières qui grattent : je ne portais pas les vêtements, les abandonnais, donc rachetais et voilà un cycle infernal de consommation à tout-va. Par la suite, le besoin de qualité, je ne l’ai pas seulement cherché dans le confort ou les matières utilisées, mais aussi dans les qualités éthiques que pouvait avoir ce vêtement. Qui l’a fabriqué, comment? C’est bien sûr plus cher que d’acheter un vêtement dans une enseigne fast-fashion, le payer une poignée d’euros, avoir la satisfaction de l’achat (que je n’ai plus aujourd’hui) pour quelques jours. Mais désormais, étant donné que j’achète davantage de vêtements de qualité, que je les porte, que ceux-là ont un coût et une qualité, j’en prends soin. Et ils durent. Au final, certes, j’ai payé un t-shirt fabriqué en France 40 euros mais je l’ai depuis quatre ans (alors que mes hauts bas de gamme auraient tenu maximum 6 mois!), et c’est pareil pour tout mon dressing. Je ne ressens pas le besoin d’acheter plus, puisqu’en remplaçant tout au fur et à mesure par des achats de qualité, je suis satisfaite (d’ailleurs, cela me pousse à réfléchir davantage mes achats ; si j’achète ce pantalon fait à 100km de chez moi dans une matière qui pousse ici à 120 euros, cela me force à penser à ce besoin de pantalon, la façon dont je le porterai. Un achat chez le Suédois du coin en revanche, ne porte pas à conséquence sur le moment et pfiou, 30 balles en moins, un nouveau pantalon made in Bangladesh avec un impact écologique et humain catastrophique mais quand même, quelle affaire!)

Laver moins

Bon, autant pour les sous-vêtements, je suis intraitable, c’est changement chaque jour, autant le reste… Est-il vraiment nécessaire de laver son pantalon ou son pull, que l’on porte sur une à trois couches d’autres fringues, chaque jour? Pour ma part, j’ai fait mon choix, c’est non. Alors bien sûr cela change selon la saison, je change davantage de vêtements en été et il est hors de question de porter deux fois une tenue de sport qui a servi. Mais se changer à 100% tous les jours? Sûrement pas! Et lorsque j’ai travaillé dans des endroits où je devais avoir une tenue différente chaque jours, j’intervertissais tout simplement mes tenues. Lundi je mets ma tenue A, mardi ma tenue B, mercredi je mets le haut A avec le haut B, et ainsi de suite pour toute la semaine, le tout accompagné d’accessoires et voilà, je n’ai pas l’impression de porter touts les jours la même chose, je porte des vêtements propres et je ne lave pas tous les jours. D’autant qu’au final, si j’ai passé ma journée à écrire sur ma chaise, ai-je vraiment sali mon pantalon? Vous vous souvenez de cette étude qui expliquait qu’on trouvait autant de bactéries sur un jean sale de un an que de 13 jours? A chacun de voir ses limites bien sûr, mais on n’est peut-être plus obligé de se torturer à changer et laver ses fringues tous les jours.

Laver mieux

Pour commencer, j’ai arrêté il y a des années d’utiliser des lessives du commerce. J’ai arrêté pour des raisons évidentes d’écologie et de santé (si je ne comprends pas la liste d’ingrédients au premier abord, je n’utilise pas, pour la lessive comme pour le reste) mais aussi olfactives. Je ne supporte pas les odeurs fortes et depuis la grossesse, sentir une odeur de lessive ou de parfum me fiche la nausée. Alors porter des vêtements qui sentent le produit, c’est des ennuis assurés. Je me suis donc mise à faire des lessives moi-même, au savon de Marseille ou d’Alep, puis plus tard au savon noir (recette plus bas). On peut aussi utiliser des noix de lavage (je suis moins fan, je n’aime pas l’odeur et je trouve que cela abîme un peu le linge à la longue), du lierre, il existe de nombreuses façons de laver son linge en machine ou à la main sans utiliser de produits chimiques. Et ça lave. J’ai même vu une grosse différence sur les vêtements : le savon noir, ça n’abîme rien. Et ça sent juste très légèrement le propre. Par ailleurs, le fait de ne pas laver tous les jours évite d’user trop vite les vêtements, d’avoir un impact écologique plus réduit (surtout si comme moi vous avez une machine avec programmes éco sans température) et de réduire drastiquement la corvée linge (et les factures d’eau et d’électricité aussi). Magnifique. En ce qui concerne le lavage à la main, je lave quand je suis motivée mes pulls en matières fragiles, avec ma lessive au savon noir, j’essore dans une serviette de bain dans laquelle je roule le pull et je laisse sécher sur cintre. Pour finir, voici deux recettes de lessive maison. Je n’y mets pas d’huiles essentielles, qui chauffées, ne servent à rien.

Lessive au savon de Marseille

150g de savon de Marseille (ingrédient qui est le plus important. Choisissez-le de bonne qualité, sans glycérine, ni ajouts inutiles, sinon votre lessive va solidifier ou faire des morceaux
3 càs de bicarbonate de soude
2L d’eau chaude

Faire fondre les copeaux de savon de Marseille dans l’eau chaude en mélangeant sans cesse jusqu’à la fonte totale des copeaux. Ajouter le bicarbonate lorsque le tout a refroidi. Mélanger et transférer dans une bouteille ou un bidon. Pour l’utiliser, il suffit de mélanger à chaque utilisation et de verser un gros bouchon par machine, à voir en fonction de la saleté de votre linge.

Lessive au savon noir

20 cl de savon noir
10cl de vinaigre blanc
100g de cristaux de soude
100g de bicarbonate de soude
De l’eau chaude (environ 2L)

Mettre le bicarbonate de soude et les cristaux dans une bouteille à large goulot ou un bidon. Ajouter un peu d’eau chaude et mélanger doucement pour dissoudre. Ajouter le vinaigre et le savon, mélanger. Ajouter de l’eau jusqu’en haut. Attendre au moins une heure avant utilisation

Voilà au final comment je fonctionne depuis quelques années, cela me convient, convient à mes vêtements et c’est très bien comme ça. Et vous, des astuces pour faire tenir un dressing réduit le plus longtemps possible?



5 commentaires

  1. J’aime beaucoup ta réflexion sur le lavage des vêtements. Je partage d’ailleurs ta vision des choses !
    A ce sujet, as-tu vu l’article de « Je deviens écolo » sur les pulls où elle dit qu’elle n’a lavé l’un de ses pulls en laine qu’1 seule fois en 1 hiver ? J’étais bouche bée.
    Je ne suis pas une accro de la machine, D encore moins mais l’ado (oui, toujours lui) ne supporte pas de porter plus de 2 fois un vêtement -_- faut dire que les phéromones de l’adolescence sont tenaces et rendent ses t-shirt proche de la bombe atomique olfactivement parlant mdrrrr
    Bref on a encore des efforts à faire…
    Je fais énormément de machine. Presque 1/jours ou tous les 2 jours
    La nôtre a une capacité de 5kg seulement et avec les 2 entrainements + 1 compétition hebdomadaire de l’ado elle est très vite saturé.
    En matière de lessive, nous en avions déjà parlé, il n’y a rien à faire, aucune recette naturelle n’a réussi à me convaincre (là encore les phéromones ne nous aide pas)
    J’essaie la technique du bicarbonate de soude saupoudré sur les zones concernées ( aisselles donc) en pré-lavage et les résultats sont plutôt concluants.
    Peut-être que lorsque l’on aura changer de machine à laver (la nôtre est dans un état pitoyable) je retenterais l’expérience qui sait…

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    1. Je n’ai pas lu son article mais je file le lire de ce pas. C’est un peu comme ça que je fonctionne pour les pulls d’hiver (les gros que je mets sur un caraco + un sous-pull) parce que le lavage les abîme énormément. Je comprends que tu sois dans une situation de lavages fréquents, petite machine + ado + sportif = forcément ça fait beaucoup de machines! Le bicarbonate c’est une super astuce, pour le moment je ne mettais que percabonate ou savon d’alep en cas de tâche avant lavage 🙂

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  2. Bonjour … C bien de mettre de super recettes , mais il manque des quantités !!!!!! Combien d’eau et pour combien de lessive en finale ???????? Merci …

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